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Le commerce extérieur de viande bovine s’est maintenu en 2025

En 2025, les exportations françaises de viande bovine ont progressé vers plusieurs pays de l'UE.

Le commerce extérieur français de viande bovine a plutôt bien résisté en 2025, porté par la demande aussi bien européenne que domestique.

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« Le commerce extérieur français de viande bovine a résisté en 2025 », soulignent les Tendances de l’Idele du mois de février. Elles pointent des exportations soutenues : la France a exporté 241 000 tonnes-équivalent-carcasse (téc) de viande bovine en 2025, soit un recul limité de 1 % par rapport à 2024, alors que la production de viande de jeunes bovins a chuté de 5 % sur un an.

Les envois ont été dynamiques entre mars et juillet, alors que les JB étaient particulièrement compétitifs. À partir d’août, ils ont été freinés par la hausse des prix en France et le ralentissement de la demande européenne. (© GEB-Idele, d'après douanes françaises)

Cette résistance s’explique par une demande soutenue dans plusieurs pays de l’UE déficitaires en viande, notamment l’Italie, l’Espagne et le Portugal. En 2025, les exportations françaises de viande bovine ont ainsi progressé de 2 % vers l’Italie (à 55 000 téc), de 10 % vers les Pays-Bas (à 39 000 téc), de 4 % vers la Belgique (à 23 000 téc), de 30 % vers l’Espagne (à 6 000 téc) et de 23 % vers le Portugal (à 5 500 téc).

Elles ont en revanche reculé de 2 % vers l’Allemagne (à 40 000 téc), de 7 % vers la Grèce (à 35 000 téc), pénalisée par une forte inflation sur le bœuf, et de 42 % vers les pays tiers (à 8 000 téc), avec notamment une absence totale d’envoi de viande vers la Turquie.

L’Idele précise que depuis le Brexit, certains flux sont brouillés par des dédouanements de viandes britanniques en France avant réexportation vers les Pays-Bas, ce qui peut fausser certains chiffres.

Les importations françaises de viande bovine sont elles aussi restées quasi stables : les volumes importés ont reculé de 1 % sur l’année, à 354 000 téc. Ce léger repli illustre le manque de disponibilités au sein de l’UE, lié à la décapitalisation des cheptels dans la plupart des États-membres.

En 2025, les approvisionnements ont ainsi baissé depuis les Pays-Bas, notre principal fournisseur, en raison de la chute des abattages de veaux dans le pays (- 5 % par rapport à 2024, à 76 000 téc), depuis l’Irlande (- 3 %, à 57 000 téc), l’Italie (- 4 %, à 14 000 téc), l’Espagne (- 7 %, à 19 000 téc) et la Belgique (- 18 %, à 22 000 téc).

La Pologne, « origine bon marché », et le Royaume-Uni, « dont une partie est réexportée vers les Pays-Bas », ont à l’inverse renforcé leur part : respectivement + 8 % (à 39 000 téc) et + 4 % (à 46 000 téc).

Du côté des pays tiers, les importations en provenance du Mercosur ont grimpé de 16 % par rapport à 2024, pour atteindre 5 500 téc.

Quant à la consommation française de viande bovine et de veau, elle a reculé de 2,8 % par rapport à 2024, contre une baisse de seulement 1,7 % entre 2023 et 2024. Un fléchissement qui « s’explique avant tout par le recul des abattages en France et en Europe », précise l’Idele. La part d’import dans cette consommation est restée stable : 26 %, comme en 2024.

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